Journée mondiale de lutte contre la pratique de l’excision féminine

Article : Journée mondiale de lutte contre la pratique de l’excision féminine
6 février 2015

Journée mondiale de lutte contre la pratique de l’excision féminine

Crédit photo: combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr
Affiche contre l’excision féminine – Crédit photo: combatsdroitshomme.blog.lemonde.fr

Le vendredi 6 février, c’est la journée mondiale de lutte contre les mutilations génitales. Parmi ces mutilations, la plus répandue, notamment en Afrique, c’est l’excision, c’est-à-dire l’ablation du clitoris et, parfois, des petites lèvres.

La plupart du temps, cette mutilation est réalisée sur les petites filles lorsqu’elles sont encore des bébés. Cette pratique qui relève de la mutilation peut avoir des conséquences dramatiques pour la santé des femmes excisées. Au Mali, 85 % des femmes sont excisées, jusqu’à 98 % dans certaines régions. Dans ce pays, de nombreux acteurs sont mobilisés contre cette pratique. Il existe même un Programme national de lutte contre l’excision, avec lequel travaillent les ONG.

Cependant, pour Siaka Traoré, président de l’association Sini Sanuman, ce n’est pas suffisant. « Nous voulons une loi spécifique contre la pratique de l’excision. Trop, c’est trop. L’Etat peut initier un projet de loi à partir du Programme national, mais jusqu’à présent cela n’a pas été fait. Je veux une loi  interdisant de façon rigoureuse la pratique de l’excision ; des sanctions contre des gens qui pratiquent et contre ceux qui vont même jusqu’à l’encourager », plaide-t-il.

L’excision est une pratique coutumière et qui, contrairement à une idée répandue, n’est pas recommandée dans le Coran.

Source: RFI

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Commentaires

Sophie
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Mais quelle est l'origine de cette pratique? Je suis choquée que ça existe toujours à l'heure actuelle. :(

Ivo Dicarlo
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Hi @sophie, l'origine est purement culture et cela parmi certains peuples Africains. Il est l'heure pour nos états d'adopter une législation sur le sujet.

Aristides Honyiglo
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J' ai écouté l' émission Priorité Santé sur RFI qui y été consacrée, j'avoue que j'ai eu mal à la place des petites excisées, à la suite des témoignages. Physiquement j'ai ressenti des "douleurs" au bas-ventre et psychologiquement j'avais ma à la tête. C''est la première fois que ce sujet "m'a affecté" tant. C'est une pratique à bannir tout simplement !

Ivo Dicarlo
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Cela fait plusieurs années que les pouvoirs publique ou décideurs font acte de non implication dans l'interdiction de cette pratique. Mais en vain.
Il est venu le temps pour la société civil de faire pression sur les législateurs des différents pays concernés, notamment le Mali a prendre des dispositions législative contre cette pratique "avilissante"! alors "Get Up and Try again"