16 avril 2015 - Ivo Dicarlo

Le « Chez-moi » cambriolé par une brebis galeuse

A Bamako, le cambriolage est une pratique assez dense. Et cela, en a constat les faits divers dans les journaux écrits. Cette fois-ci, ce n’était pas les autres, mais bien moi, qui ordinairement était circonspect De nature. Il faut croire que la situation a change de champ.

C’est avec beaucoup d’ironie que j’ai lu l’article de mon confrère Camerounais, qui a été frappé sans être touché. Aventure quoi que rocambolesque, m’avait parut assez exagéré par son auteur. Surtout en l’introduction avec les deux soit disant escrocs maliens. Je n’avais manifesté aucunes compassions face à son malheur. Chose que je ne devrais pas. Des ondes négatives, qui ont sans doute fait un retour sur ma personne. La superstition à l’africaine, toi-même tu sais !

Illustration - Crédit: objectifgard.com

Illustration – Crédit: objectifgard.com

Mon présent récit, est on ne peut plus pareille a celle de Ecclésiaste Deudjui, mais en version Bamakoise. Coïncidence ou fait du hasard, ou bien mauvais sort ? Je ne sais pas.

Précédemment évoqué dans un de mes billets, le sentiment de grand banditisme. Hier au environ de 18heures, après une journée de forçat sous la canicule Bamakoise. Grande a été ma stupéfaction, une fois rentré chez moi, de constater que ma modeste demeure avait reçu la visite, quelques heures plutôt d’un ou plusieurs individus qui ont l’habitude de prendre de façon illégitime ce qui appartient à autrui. Qui est le coupable ? Voisin observateur, ou les gars du coin, qui passent tout la journée à prendre le thé au grin. Peut être, une meuf que j’aurais frustrée dans mes nombreuses péripéties amoureuses ou escapades sentimentales. Je l’ignore. En tout cas, l’enfoiré ne m’a pas raté. Retour en mode débrouille. Une délation aurait été la bienvenue. Mais c’était sans compter sur ces charognards, qui me servent de voisins. Que des Wɔru Fɔrɔ ceux là.

Un constat très amer…

Devant la situation, j’ai fit de garder mon calme et s’adopter une attitude stoïque. Bilan de l’infraction : Porte forcée dès l’entrée, armoire défoncé avec son contenu a même le sol, les fauteuils ainsi que le lit renversé avec matelas a l’autre bout de la pièce, mon petit coffre servant de banque-maison vandalisé, la chaine Hi-fi et la TV volatilisés, et mon disque dur externe de 1téra, même l’horloge accrochée au mur n’a pas été épargné. Mes produits d’hygiène et cosmétiques, même ma brosse a dent ainsi que ma serviette de bain et mon gel douche ont fait les frais de ce impitoyable microbe. Voila le succulent désordre qu’offrait ce spectacle, que j’aurais bien souhaité ne pas en être la victime. En tout cas, il a pu emporter ce qu’il pouvait prendre. En me laissant le cul à terre et les fesses en l’air. Le plus pire est, que non content de m’avoir spolié de mes maigres économies, notre bonhomme s’est donné a cœur joie de défoncer ma provision mensuelle de corn-flakes, et de Nutella, sans même prendre le soin de m’en garder un tout petit peu. Voleur et mal éduquer en plus, le bâtard. Aller à la police pour une déclaration de cambriolage ? Tu plaisantes là ! Pas confiance. Ces farfelus là sont encore plus spoilers que mon microbe. C’est voir envoler le reste de mes maigres dénié en poche, dans la gueule de voraces crocodiles. Policiers maliens est bien qu’au poste de police. Crois-moi, c’est mieux ainsi. Quelle enflure ce type là!

Une fin de mois qui s’annonce les plus terribles et mouvementée.

Les quinze prochain jours s’annoncent on ne peu plus en grosse galère. Il m’a toujours été dit que devant l’adversité ; il faut se serrer la ceinture. Mais dites moi, dans mon cas, comment serrer la ceinture quand même cette dernière est abimée ou qu’il n y a rien dans le ventre ? Mes créanciers n’ont qu’on bien se tenir. Je ne suis pas d’humeur agréable, en cette période. J’ai mal au cœur lorsque je pense le grand mal et l’énorme sacrifice consentir à avoir un chez moi digne de ce nom. Et que voila, un enfoiré a l’esprit malin vient me ramener a la case de départ. Espèce de ce que je pense… mon seul réconfort est, qu’il n’a pas pu prendre ma douce et tendre chérie : mon ordinateur, qui était avec moi dans mon sac à dos. Si non, la brebis galeuse m’aurait fauché ma compagnie de tous les jours.

Il ne fait pas beau de vivre actuellement au pays de l’empereur Ladjibrouma, dans cette atmosphère d’insécurité permanent et d’inquiétude constant de se faire dérober ses biens et voir même plus, prendre ta vie par des individus de moralités légères. Mais, on n’a pas demandé à être malien, on a juste eu de la chance. Malien, on le sera « Jouska » la mort.

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Ivo Dicarlo
Africain d'origine malienne et citoyen du monde, parlant français. Je suis un jeune blogueur, ambitieux qui se cherche avant tout. On me définit souvent par ma gaieté et mon côté taquin. Je dirai juste que je suis quelqu’un de vivant et qui profite de la vie comme elle se présente, tout comme la langue française.

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